Avec Heirai Lehartel, le temps s’écoule, les générations passent

Avec Heirai Lehartel, le temps s’écoule, les générations passent
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Artiste peintre, Heirai Lehartel expose ce mois de novembre à la Maison de la culture. Intriguée par l’espace qui existe entre l’enfance et les personnes âgées, elle illustrera le cheminement dans tous les sens du terme. « C’est une introspection, une remise en question. »

Sa dernière exposition remonte à 2015. Heirai a, depuis, vécu un certain nombre d’épreuves. Elle a notamment perdu sa mère, Muriel Atger Fontaine, qui l’accompagnait dans son processus artistique. « Elle écrivait des textes en tahitien qui étaient complémentaires avec ce que je peignais. »

Après avoir enseigné, sa mère a travaillé à la Maison de la culture. « J’ai grandi en participant à tous les événements, en me glissant dans les coulisses et cela m’a nourrie », explique Heirai qui s’inspire également de la nature. Elle a grandi à Titioro, dans un environnement naturel. Elle se rappelle la terre et l’odeur de la pluie.

« Je préfère le côté brut »

Heirai propose des huiles, elle dessine avec du charbon, ajoute des collages de photographies qu’elle a elle-même réalisées. Elle peint des scènes de vie sur du contre-plaqué, gravé en certains endroits. « Je n’aime pas les choses trop lisses, et trop nettes. Je préfère le côté brut. »

Chez elle, dans son atelier, elle avance sur toutes ses toiles en même temps. Elle les dispose tout autour d’elle puis, selon l’exposition et l’inspiration, elle s’arrête sur l’une d’elle. « C’est une construction groupée.»

Elle cherche, en peignant, à interpeller le spectateur, en l’amenant à se poser des questions. « Je l’invite à porter un regard sur le lointain, sur le futur, à s’arrêter pour prendre le temps de réfléchir. » Elle cite Caroline Corbasson qui écrivait : « l'infiniment petit comme l'infiniment grand, le quasiment rien qui témoigne du tout ».

Pour ce nouveau rendez-vous intitulé « He’e te tau, he’e ia u’i. Le temps s’écoule, les générations passent », son frère Vetea Hart a pris le relai de sa mère. C’est lui qui signera les textes des œuvres. « J’espère que cela plaira, j’avoue que j’ai un peu le trac. »

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